Le blog de Matthias

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lundi 4 février 2008

La forfaiture !

Voilà, c'est fait ! Le Peuple a été désavoué par ses élus, trahi. Le Congrès a adopté la révision constitutionnelle préalable à la ratification du traité de Lisbonne, clône du Traité constitutionnel européen.

560 parlementaires ont voté "pour" la révision. La grande histoire retiendra le nom des 181 parlementaires qui ont voté contre. Gloire à eux ! La petite histoire retiendra, elle, que 560 "oui" celà aurait suffit même si la totalité des 907 parlementaires avaient voté "non". Par conséquent, la droite porte la responsabilité de cette forfaiture et le PS s'est rendu coupable et s'est ridiculisé pour rien. Bien fait !

mardi 15 janvier 2008

Un seul vote le 4 février au Congrès : NON !

affiche_CNR.jpg Si toute la gauche vote contre la révision constitutionnelle au Congrès du Parlement le 4 février, il manque 8 voix pour atteindre la minorité de blocage des 2/5. Celle-ci empêcherait l'adoption par voie parlementaire de la révision et donc de la ratification du traité de Lisbonne et obligerait le Président de la République soit à renoncer au traité, soit à convoquer un référendum pour faire adopter la révision constitutionnelle (et donc de fait, voire de jure le traité lui-même).

Ces 8 voix pourraient être trouvées chez la quinzaines de parlementaires souverainistes, chez les centristes, chez les non-inscrits voire par le simple fait de l'absence de certains parlementaires UMP (dont l'élection de 2 députés a été annulée par le Conseil Constitutionnel et un Sénateur est décédé récemment il me semble). Même en retranchant une demi-douzaine de "socialistes" beni oui-oui, le compte peut encore être atteint.

Seuls les suffrages exprimés sont pris en compte. Par conséquent, celui qui s'abstient, qui reste chez lui ou qui va aux toilettes au moment du vote n'existe pas. Compte-tenu du rapport de force politique, il joue pour l'adoption de la révision, comme celui qui vote oui.

IL N'Y A DONC QU'UN SEUL VOTE UTILE ET EFFICACE POUR OBTENIR UN REFERENDUM, C'EST LE VOTE "NON" AU CONGRES LE 4 FEVRIER !

Légitimité, parlement et référendum.

L’UMP défend que recourir au référendum pour ratifier le traité de Lisbonne serait affaiblir le Parlement. C’est faux.

1. La légitimité du Parlement n’existe que par délégation de la légitimité et de la souveraineté populaire.

2. Le Conseil Constitutionnel reconnaît que les lois référendaires « sont l’expression directe de la souveraineté nationale » et qu’il n’est pas compétent pour en vérifier la conformité à la Constitution (Décision de 1962 sur l’élection du Président de la République au suffrage universel direct).

3. L’article 89 précise que le recours au référendum pour modifier la Constitution est la voie normale, ne prévoyant le recours au Congrès que dans un second temps et après la précision « toutefois le projet de loi modifiant la Constitution n’est pas soumis à référendum… » faisant du vote du Congrès une exception.

4. Si un vote du peuple a la même légitimité qu’un vote parlementaire, pourquoi alors les députés UMP sautent comme des cabris pour défendre l’élection du Président de la République au suffrage du peuple ?

5. Pourquoi avoir fait élire une nouvelle Constituante et soumettre un deuxième projet de Constitution au référendum après le rejet du premier projet en 1946 ?

vendredi 14 décembre 2007

Bonne nouvelle !

Dans ce monde qui tourne décidément à l'envers, voici quand même une bonne nouvelle : hier l'Etat du New Jersey a aboli la peine de mort.

"Il est temps que le New Jersey stoppe les exécutions", a déclaré le représentant démocrate Wilfredo Caraballo, qui est l'un des parlementaire à l'origine de cette loi. "La peine capitale coûte cher, est immorale, discriminatoire et barbare. Nous sommes meilleur qu'un Etat qui pratique la peine de mort", a-t-il ajouté.

C'est le premier Etat des USA à le faire depuis une quarantaine d'années... Espérons que ce ne soit qu'un début !

jeudi 29 novembre 2007

Taxer plus pour taxer moins

impots.jpgLe gouvernement a décidément tout compris : si on veut baisser les impôts pour certains, il faut les augmenter pour d'autres, et comme les pauvres sont plus nombreux que les riches, autant taxer les pauvres !

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mercredi 28 novembre 2007

La Gauche se meurt !

Eclatée, inaudible, incohérente parfois, à la recherche d’un projet mobilisateur qu’elle ne trouve pas... la gauche se meurt, lentement mais sûrement. La fin approche si rien ne change, et elle sera peut-être là plus vite qu’on ne le pense.

Le PS avance chaque jour un peu plus vers la droite,
la LCR continue son cavalier en solo,
les mouvementistes refusent toujours de reconnaître l’utilité des partis,
le PCF ne sait ni où aller ni comment,
les négociations pour les municipales sont mal engagées en de nombreux endroits,
Mélenchon et ses amis continuent de croire, ô chimère, que le PS redeviendra socialiste,
les Verts n’existent plus,
les radicaux vont bientôt fusionner avec Borloo...
Et les valeurs et idées de gauches continuent de reculer chaque jour un peu plus au profit de la résignation et du chacun pour soi.

Il faut réagir pendant qu’il est encore temps.
Il faut se rassembler et élaborer un projet d’opposition au système actuel mais portant la volonté de le transformer en prenant des responsabilités dans les institutions, un projet dans lequel un grand nombre pourra se reconnaître. La forme d’organisation fait partie du débat mais c’est l’efficacité et la capacité mobilisatrice qui doivent être les buts principaux. Il est cependant évident que tout projet nouveau s’incarnant uniquement dans une structure existante serait voué à l’échec tant la défiance est grande à leur égard.
Il faut hausser le ton face à ceux qui renoncent, trahissent leur promesses, ou préfèrent rester entre soi en étant persuadés d’avoir toujours raison sur tout.
Il faut réagir et vite, pour nous, et pour laisser aux générations suivantes des instruments efficaces pour lutter et conquérir le partage, le progrès et l’émancipation individuelle et collective.

mardi 27 novembre 2007

A qui la faute ?

Victor_Hugo.jpg ''Tu viens d'incendier la Bibliothèque?

- Oui. J'ai mis le feu là.

-Mais c'est un crime inouï!
Crime commis par toi contre toi-même, infâme!

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mardi 20 novembre 2007

De qui est cette phrase ?

s_gol_ne_royal.jpg "Les usagers sont pris en otages". Nicolas Sarkozy ou Ségolène Royal ? Les deux mon général... Et bien, la rénovation du PS avance vite à ce que je vois. A ce rythme-là ils vont bientôt nous dire que la (contre)réforme des régimes spéciaux est mauvaise... parce qu'elle laisse encore trop de droits aux nantis que sont, c'est bien connu, les cheminots et Ratpistes !

thorez-maurice.jpg "Il faut savoir terminer une grève" Nicolas Sarkozy ou Maurice Thorez ? Les deux mon général... Enfin pour les médias. Parce que tout citoyen informé saura que que pour Sarkozy "il faut savoir terminer une grève lorsque s'ouvre le temps de la négociation" alors que pour l'ancien secrétaire national du PCF "il faut savoir terminer une grève dès que satisfaction aux revendications a été obtenue". Vous aurez noté la différence : pour le premier parler suffit, pour le second c'est le contenu qui importe ... Il me semble que cette brève "analyse" peut-être étendue à une échelle plus vaste !

samedi 17 novembre 2007

Je l’ai annoncé, je le fais. Terminé.

Depuis plusieurs semaines, sur tous les sujets, l’argument de l’UMP est le même : Le candidat Sarkozy l’a annoncé, le Président le fait, il n’y a pas à négocier et encore moins à contester.

Plusieurs questions. Chacun des électeurs du Président Sarkozy a-t-il voté pour l’absolue totalité des propositions de celui-ci ? La démocratie se résume-t-elle à une élection tous les 5 ans ? L’opposition parlementaire a-t-elle encore le droit d’exister ? Le droit de grève et les syndicats sont-ils interdits ?

Concernant le traité européen, c’est encore plus flagrant, d’autant que le PS reprend l’argument pour justifier son refus de demander un référendum (ça arrange bien les ouiouistes trop apeurés par l’idée d’une nouvelle consultation populaire). Je relève ici un paradoxe, le PS reconnaît au Président le droit de faire ce qu’il a promis quand lui-même ne fait pas ce qu’il avait promis à savoir exiger un référendum…mais là n’est pas la question.

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mercredi 14 novembre 2007

Du "blocage" de l'UE

Je reprends ci-dessous un texte court du site www.respecteznotrenon.org...

logo_prespectez_notre_non.gif La question de la semaine : le "blocage" de l'Union

Beaucoup de partisans du traité modificatif européen justifient l'adoption de ce texte en disant qu'il va permettre de sortir l'Union de la crise institutionnelle. "Certes le texte est mauvais mais il est urgent de sortir l'Europe de l'ornière" disent-ils. Qu'en est-il dans les faits ?

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jeudi 1 novembre 2007

Force politique nouvelle : vive le débat !

J'ai toujours pensé que les différences, dans l'action concrète, entre une majorité de communistes, la gauche du PS et les divers mouvements gravitant autour étaient minces voire infimes. Il en reste quelques unes et d'importantes mais elles sont loin d'être toutes appréhendables par un public non averti. Surtout ces mouvements et partis ont des traditions et des histoires différentes, ils poursuivent un idéal qui n'est pas le même bien qu'il existe des convergences.

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mardi 30 octobre 2007

786 contre 53

786, c'est le nombre de SMIC mensuel brut que va toucher notre nouveau et vénéré Président de la République d'ici la fin -prévue- de son mandat en Mai 2012, c'est à dire dans 53 mois.

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Traité européen : et si le vent commençait à tourner ?

La journée n'ayant guère été réjouissante, voici de quoi retrouver espoir et combativité... à propos du traité européen : plusieurs bonnes nouvelles !

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lundi 29 octobre 2007

Gros problème avec le PS... malheureusement

La semaine commence bien mal. L'attitude du PS met en difficulté l'union indispensable à la victoire aux municipales et cantonales de mars prochain. Je ne m'en réjouis pas mais je m'interroge... Les problèmes essentiels sont, au-delà des désaccords de fond, la question du référendum et celle du soutien aux candidats sortants pour les municipales et cantonales.

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samedi 27 octobre 2007

Absurdité et immoralité des franchises médicales

Honte à l’UMP !

franchises_m_dicales_grand_format.jpg

Autour de minuit, dans la nuit de ce vendredi 26 ou samedi 27 octobre 2007, les députés de la majorité, suivant l’avis favorable du Gouvernement viennent de rejeter les amendements de la gauche demandant à ce que soient exonérés des franchises médicales :

  • les pensionnés militaires (notamment de guerre)
  • les malades atteints d’Affections Longue Durée dont les malades du Sida
  • les victimes d’accidents du travail et de maladies professionnelles
  • les victimes de l’amiante
  • les malades d’Alzheimer censés être les destinataires finaux des ressources dégagées par ces franchises, poussant la logique jusqu’à l’absurde.

Tous ces malades devront donc s’acquitter de la franchise dont le montant maximum est de 50 euros par an mais qui sera en fait intégralement payée dès janvier, ces maladies demandant des traitements lourds.

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vendredi 26 octobre 2007

REFERENDUM !!

Le traité européen adopté à Lisbonne le 18 octobre 2007 a pour vocation de remplacer le traité refusé par le peuple souverain le 29 mai 2005. Au-delà du contenu du texte, tout démocrate devrait s'élever contre le déni de démocratie qui consiste à ne pas consulter le peuple par référendum. La règle du parallèlisme des formes l'exigent : ce que le peuple a défait, seul le peuple peut (éventuellement) le refaire.

Les socialistes ont beau jeu d'appeler au référendum. Dans le même temps ils refusent d'agir pour l'obtenir. Ce n'est encore une fois qu'une posture médiatique. S'ils veulent sincèrement avoir une chance d'obtenir un référendum ils n'ont qu'une seule chose à faire : voter contre la révision constitutionnelle préalable à la ratification du traité. Je m'explique.

Il faudra vraissemblablement deux votes pour adopter le traité. 1. Une révision constitutionnelle pour mettre notre Constitution en conformité avec le traité avant de pouvoir ratifier celui-ci. 2. La ratification (ou non) du Traité en lui-même.

Or si le PS fait bloc pour voter "contre" la révision, l'UMP et ses alliés ont de fortes chances d'être privés de la majorité des 3/5 du Congrès (Sénat + Assemblée) nécessaire à la révision. Ce n'est pas sûr, mais c'est probable. C'est pour celà qu'il est incompréhensible (je devrais dire inadmissible) que les socialistes envisagent de ne pas prendre part au vote ou de s'abstenir sur la révision, rendant ainsi possible la ratification du traité par un simple vote dans chacune des deux assemblées.

Les socialistes espèrent que les citoyens ne se rendront pas compte de leur complicité dans ce qu'il conviendrait d'appeler un déni de démocratie, un "viol démocratique" comme mle dit Etienne Chouard. Ils espèrent pouvoir s'abstenir lors de la révision, en criant devant micros et caméras qu'ils sont pour un référendum (mais sans voter comme il faut pour avoir la moindre chance de l'obtenir), et ensuite ne plus être en mesure de s'opposer au texte lui-même puisqu'ils y sont majoritairement favorable. Belle preuve de courage, de conviction et de démocratie...

Face à ce mauvais coup, les partisans du "Non" le 29 mai 2005 doivent mettre de côté les récentes divisions. Le respect du peuple souverain est en jeu, nous devons reconstituer les tribunes du printemps 2005 pour obtenir un référendum. Marie-George, Jean-Luc, Yves, Clémentine, José... Serez-vous, vous aussi, complice en ne saisissant pas la possibilité politique et médiatique de vous faire entendre par un meeting commun ?! Je n'ose pas le croire....

mercredi 24 octobre 2007

Bref retour sur Guy Môquet...

Lundi dernier, 22 octobre a eu lieu la lecture de la désormais célèbre lettre de Guy Môquet. L'hommage a été rendu et, grâce à la mobilisation des communistes et des enseignants, il me semble que l'engagement communiste de ce jeune homme a été affirmé. La polémique passée, allons un peu plus loin...

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mardi 16 octobre 2007

Réforme des régimes spéciaux : quand « l’équité» sert d’étendard à l’ultralibéralisme

Ci après, un texte de José Caudron et Catherine Mills.

Alors que le débat sur les retraites était prévu début 2008, Nicolas Sarkozy et son entourage ont choisi la dramatisation, en sommant les partenaires sociaux de régler la question des régimes spéciaux en quinze jours,et en se préparant même à intervenir par décret . Ils tentent ainsi de masquer les piètres performances économiques : une croissance faible nettement inférieure aux prévisions, une baisse du chômage contestée, le pouvoir d’achat des ménages en berne….Quoi de plus pratique alors que de crier haro sur les « privilèges indignes» des régimes spéciaux.

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dimanche 14 octobre 2007

Institutions : le sarkozysme dans toute sa splendeur

La commission sur la réforme des institutions, dite commission Balladur, devrait rendre son rapport le 22 octobre. Mais, si l'on en croit le journal Le Monde, ce rapport ne sera qu'une version écrite de ce que N. Sarkozy a déjà annoncé.

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vendredi 12 octobre 2007

Retraites : torchons ou serviettes ?

Ci-dessous un texte trouvé sur internet que je reproduis sans l'autorisation de son auteur. Qu'il veuille bien m'excuser mais je ne résiste pas...

Torchons ou serviettes ?

Par Claude Danthony, Maître de conférences de mathématiques à l'École normale supérieure de Lyon.

Un grand battage médiatique ne cesse actuellement d'opérer une comparaison entre le nombre d'annuités nécessaires pour obtenir une retraite à taux plein, avec 37,5 dans le public et 40 dans le privé et de déduire de ces deux chiffres que c'est inéquitable. Mais personne ne pense à préciser que le même mot « annuité » correspond à des réalités tellement différentes dans les deux régimes que la comparaison n'a guère de sens : Autant donc ajouter des torchons et des serviettes !

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